Ce qui est visé ici

Cette entrée relève du lexique shahrurien. Le hijab, dans l’usage que Shahrur établit à travers ces témoignages, est une barrière ou un écran qui dérobe à la vue celui qui se tient derrière lui. Il n’est donc pas traité comme le nom du vêtement de la femme.

Ce terme est par conséquent distingué du vêtement, et les autres termes sont examinés dans leurs entrées autonomes, notamment le khimâr.

Ce qui est attribué à Shahrur

Shahrur affirme que le hijab « a un sens purement spatial dans la Révélation sage », qu’il est « un écran qui soustrait à la vue celui qui se tient derrière lui », puis il conclut : « le hijab n’a aucun rapport avec le vêtement ». Il cite à l’appui le verset 17 de Marie : « Elle se plaça alors un voile qui la séparait d’eux. » Marie 17

Dans sa lecture du verset 53 des Coalisés, il relie la mention du hijab aux maisons du Prophète et dit : « Lorsque le hijab est mentionné, les maisons du Prophète sont mentionnées à titre d’enseignement, du point de vue de la prophétie. » Les Coalisés 53

Explication de l’atlas

Le sens attesté ici par le texte est celui d’un écran spatial et de l’occultation de la vue, non la description d’une pièce de vêtement ou d’une règle vestimentaire. L’atlas ne fusionne donc pas le « hijab » avec le vêtement, et ne fait pas de ce terme une désignation englobante de toute discussion sur le vêtement.

Quant au khimâr, il constitue un terme autonome dans le réseau des entrées ; ce dossier, à lui seul, n’établit pas la distinction sémantique complète entre lui et le hijab. Voir également les distinctions sémantiques.

Conclusion synthétique

Redéfinir le hijab comme un écran spatial déplace le point de départ de la lecture de Shahrur, du thème social courant vers les termes coraniques et leurs contextes. Les questions vestimentaires sont dès lors lues à travers leurs entrées propres, sans supposer que le « hijab » les recouvre toutes. Voir Le vêtement est plus précis que le hijab et Le hijab, compris comme vêtement, ne correspond pas aux traditions courantes.

Question ouverte et limites de l’entrée

Cette entrée ne tranche pas à elle seule tous les détails de la lecture de Shahrur concernant le khimâr, le jilbâb ou les poitrines, et n’en déduit pas de prescriptions vestimentaires détaillées. Chaque terme et chaque contexte requiert sa propre preuve.