Cette entrée lexicographique appartient au lexique shahrourien. Sa source principale est le traitement de la choura dans le livre L’État et la société, où les pages du concept et la structure source mettent en relation choura, démocratie, pluralisme et référents organisateurs.

Le sens établi par la matière

Les atomes définissent la choura comme la pratique de la liberté par un groupe de personnes dans un cadre de référence cognitif, moral, esthétique et coutumier ; ils fondent cette pratique sur la liberté d’expression, l’existence d’une opinion et d’une opinion autre, et l’égalité d’expression entre les opinions divergentes. La structure source présente cette conception de la choura comme une démocratie constitutionnelle fondée sur le pluralisme, tandis que la page du concept appelle la choura le terme coranique de la démocratie.

Le sens qui se dégage n’est donc pas une simple demande d’avis ponctuelle, mais une participation collective qui, selon cette matière, ne peut fonctionner avec l’exclusion de l’opinion autre ou l’inégalité de la liberté d’expression. Les atomes indiquent également que les formes de la choura se succèdent historiquement et sont influencées par la structure et le socle cognitif de la société.

Différences et absence de synonymie

  • Choura et démocratie : la source les relie explicitement et présente la choura comme une désignation coranique de la démocratie dans cette conception. Ce lien n’établit toutefois pas automatiquement que la choura adopte chaque institution ou procédure des systèmes démocratiques modernes.
  • Choura et liberté : la liberté est le domaine dans lequel la choura est pratiquée ; la choura décrit quant à elle une pratique collective dans un cadre de référence et avec une pluralité d’opinions. L’un des termes ne remplace donc pas l’autre.
  • Choura et pluralisme : le pluralisme apparaît dans la présence de l’opinion et de l’opinion autre ainsi que dans l’égalité d’expression entre les opinions. Il constitue une condition ou une composante de la pratique telle que les atomes la présentent, et non une définition indépendante de tous les sens de la choura.

L’entrée ne traite donc pas choura, pluralisme et liberté comme des synonymes et ne réduit pas la démocratie à la simple existence de plusieurs opinions.

Limites de la preuve

Les atomes disponibles ne détaillent ni système électoral, ni mécanisme de représentation, ni manière de trancher un conflit entre référents. L’un des atomes avertit en outre que la description de la choura comme constitutionnelle ne figure pas dans son propre passage, et que l’ordre des référents cognitifs, coutumiers, esthétiques et moraux n’est pas expliqué en détail. La « démocratie constitutionnelle » est donc présentée ici comme une synthèse de la structure source commune, et non comme une citation indépendante de chaque atome.

Pour approfondir et vérifier

Ces liens servent à approfondir et à vérifier, et ne remplacent pas le passage du texte original. Les titres des atomes en résument le contenu et ne doivent pas être traités comme des citations littérales.