Cette entrée de glossaire relève du glossaire shahrurien. L’atlas n’assimile pas la « Mère du Livre » à la « législation » sur la seule base de leur proximité ; il rassemble plutôt ce que les particules de preuve établissent quant à sa définition et à sa fonction, et le distingue de ce qui requiert des éléments de preuve supplémentaires.
Synthèse étayée
Les particules de preuve définissent la Mère du Livre comme « l’ensemble des versets sans équivoque » et la relient aux prescriptions ainsi qu’aux règles de la conduite humaine consciente, telles que le licite et l’illicite et les formulations d’ordre et d’interdiction. Dans un autre témoignage, elle est décrite comme « la source générale des limites, valable pour toute époque ». Ces fonctions sont liées dans le matériau source, mais elles ne constituent pas une formulation unique qui justifierait tous les détails possibles.
La différence entre la Mère du Livre et son explicitation
Dans la construction de Shahrur, la Mère du Livre est la partie sans équivoque, fixe dans son texte et son contenu, tandis que son explicitation est liée au domaine de l’ijtihād humain et à l’évolution de l’application. Ainsi, l’affirmation « fermée à l’ijtihād » concerne les versets sans équivoque tels que les présente la particule de preuve ; elle ne signifie pas la fermeture de tout le champ de la législation ou de l’application.
Limites de la portée
La source établit la définition de la Mère du Livre par les versets sans équivoque ainsi que son lien avec les prescriptions et la conduite, et établit ailleurs le caractère général de sa source. Elle ne détermine toutefois pas ici la liste de tous les versets qui en relèvent, ne tranche pas tous les usages de l’expression « et auprès de Lui se trouve la Mère du Livre », et ne fait pas de la « Mère du Livre » un synonyme littéral de chaque emploi du mot législation.