Sens visé

Shahrur estime qu’une grande partie de ce qui a été attribué à l’islam dans le fiqh ne constitue pas une prescription qui lui soit originelle, mais relève plutôt de vestiges de législations antérieures. Ces prescriptions ne doivent donc pas être comprises comme obligatoires en elles-mêmes du seul fait de leur attribution à l’islam.

Structure de la particule dans l’atlas

  • Type d’argument : critique.
  • Mouvement de l’argument : distingue entre l’islam et ce que le fiqh a hérité de législations antérieures.
  • Termes centraux : le fiqh, les législations antérieures, l’islam.
  • Degré de centralité : central.

Cette particule inscrit le fiqh hérité dans l’histoire des religions, plutôt que dans le seul texte fondateur, et atténue ainsi l’autorité d’une attribution directe à l’islam.

Liens utiles à la lecture

Fondement

  • Texte d’appui : « Une grande partie de ce que le fiqh lui a attribué n’est en réalité que des vestiges de législations antérieures. »

Emplacement du fondement dans le livre

  • Livre : La religion et le pouvoir.
  • Emplacement : au début de l’ouvrage, dans la critique du fiqh hérité.
  • Type de fondement : témoignage proche.
  • Indice utile à la vérification : le fiqh islamique est humain et historique.
  • Note de lecture : ce passage sert de fondement parce qu’il suggère la différence entre la charia et le fiqh historique, ce qui étaye l’idée que certaines prescriptions proviennent de vestiges antérieurs.

Degré de documentation

  • Niveau : directement documentée.
  • Sens du niveau : la particule s’appuie sur un témoignage explicite, proche de la formulation de l’affirmation.
  • Limites de lecture : la formulation ci-dessus est un résumé analytique et ne doit pas être traitée comme une citation littérale, sauf si le témoignage est reproduit textuellement.

Sa fonction dans le livre

Sa fonction est ici assertive : elle établit une conclusion sur laquelle repose la suite du cheminement argumentatif.

Liée à

Note au lecteur

Elle est utile pour critiquer l’imbrication entre le patrimoine juridique et l’origine coranique.