Résumé de la thèse
L’innocence (al-barāʾ) chez Shahrour n’est pas une hostilité ouverte, mais un désaveu maîtrisé du polythéisme ou d’une position dont l’erreur apparaît clairement. Elle ne se fonde donc pas sur les affects, et ne se transforme pas en une hostilité globale envers celui qui est en désaccord.
Les atomes fondateurs
- L’innocence est le désaveu, non l’hostilité absolue
- L’innocence a des conditions et des domaines déterminés
- Les affects ne constituent pas un critère normatif en matière de croyance
Place de l’argumentation dans le livre
Ce traitement apparaît au début du livre et dans sa partie médiane, dans le cadre de la distinction entre l’innocence, d’une part, et l’amour et la haine, d’autre part, ainsi qu’entre la différenciation doctrinale et l’affect personnel.
Limites de la lecture
Ce résumé borne l’innocence à ce qui est énoncé dans les atomes בלבד, sans la transformer en jugement moral absolu sur les personnes.