Ce qui est visé
La distinction ici n’est pas un simple détail linguistique, mais une séparation entre l’islam et la foi, tant du point de vue des piliers que de la place des valeurs morales et humaines. La formulation citée place ces valeurs dans l’islam général et décrit la foi comme propre aux seuls adeptes de la religion de Muhammad.
Ce qui est attribué à Shahrur
Shahrur dit : « Les piliers de l’islam diffèrent des piliers de la foi, et la tradition les a confondus. Les valeurs morales et humaines relèvent de l’islam général, non de la foi propre aux seuls adeptes de la religion de Muhammad ».
Cela établit ici deux éléments : la différence entre les piliers et l’inclusion des valeurs morales et humaines dans l’islam général.
Explication de l’atlas
Ce passage ne met pas l’islam et la foi sur le même plan, et ne fait pas des valeurs morales et humaines une partie de la foi particulière dans cette distinction. Il offre un point d’entrée pour lire le rapport entre Muhammad Shahrur : Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage et L’islam, la foi et les bonnes œuvres et islam, sans présupposer qu’ils sont synonymes.
Conclusion synthétique
La formulation peut être comprise comme une redistribution du champ religieux : un niveau général auquel sont attribuées les valeurs humaines, et un niveau particulier qualifié de foi. Mais il s’agit d’une conclusion explicative tirée de la formulation, non d’une définition exhaustive des deux termes.
Question ouverte et limites du témoignage
Ce seul témoignage n’établit pas que l’islam soit défini comme la foi en Dieu et au Jour dernier accompagnée des bonnes œuvres, ni que la foi soit définie par l’adhésion à la prophétie de Muhammad et aux rites. Il ne précise pas non plus tous les piliers de l’un ou de l’autre. Un autre témoignage est nécessaire pour établir ces détails.
Pour le contexte plus large, voir foi, et bonnes œuvres.
Source
Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage, p. 39.