Lieu du passage cité : «القران في الفكر المعاصر», p. 26.
Que consigne l’atome ?
L’élément de preuve disponible, non retrouvé dans le texte brut, consigne l’affirmation suivante : le message muhammadien a aboli des formes d’autorité religieuse et politique traditionnelles, et la légitimité politique procède des êtres humains par l’allégeance, non d’une délégation divine directe. Cette formulation est conservée dans le registre des preuves ; elle ne constitue pas une citation que l’on puisse ici attribuer à un passage précis du texte de l’ouvrage.
Que prouve le texte brut disponible ?
À la p. 26, dans son propos sur les peines, Shahrour écrit : «3- العقوبات: وضع لها احتمالات وخيارات، وأوضحها بنظرية الحدود التي أرسى فيها معالم المجال الذي تتأرجح فيه العقوبات بين الحدود الدنيا والعليا، تاركاً مهمة الاجتهاد فيها للإنسان عبر البرلمانات التشريعية.»
Cela établit l’attribution d’un champ législatif à l’effort d’interprétation humain, par l’intermédiaire des parlements législatifs, en matière de peines ; mais le passage lui-même n’affirme pas que l’allégeance est la source de la légitimité politique, ni ne la compare à une délégation divine directe.
Limite de la conclusion
Il n’est pas justifié de transformer le passage disponible sur les parlements législatifs en preuve de l’affirmation relative à l’allégeance et à la légitimité politique. L’affirmation centrale requiert un passage brut qui mentionne explicitement l’allégeance, la légitimité ou la délégation divine. Voir Muhammad Shahrur, le Coran dans la pensée contemporaine et L’État civil, la religion et le pouvoir et Le système civil pluraliste est l’alternative à l’unicité religieuse et politique.
Le système civil pluraliste est l’alternative à l’unicité religieuse et politique