Ce que dit Shahrur
Le témoin affirme que la liberté est « le phénomène fondamental de la société » et qu’« il n’est pas permis de la restreindre autrement que par une Constitution convenue d’un commun accord ». Il assigne ensuite à la loi une autre fonction : organiser l’exercice de la liberté dans le cadre constitutionnel.
Explication de l’atlas
Le texte distingue deux niveaux qu’il ne faut pas confondre : la Constitution convenue d’un commun accord constitue le cadre de limitation de la liberté, tandis que la loi est un instrument d’organisation de son exercice à l’intérieur de ce cadre. La formulation ne signifie donc pas que toute loi, du seul fait d’être une loi, peut imposer une restriction autonome à la liberté.
Conclusion synthétique
L’atlas comprend à partir du témoin que le fondement de la limitation de la liberté est la Constitution convenue d’un commun accord, et non la loi en tant qu’elle organise l’exercice dans ce cadre. Pour une lecture dans le contexte plus large, voir Muhammad Shahrur : l’État et la société ainsi que l’axe L’État civil, la religion et le pouvoir ; pour l’usage du terme, voir la liberté.
Question ouverte et limites du témoin
Ce témoin n’explique pas comment se réalise la « Constitution convenue d’un commun accord », ni ne propose un critère détaillé permettant de distinguer une loi qui organise l’exercice d’une loi qui se transforme en restriction de la liberté. De même, la qualification de la liberté comme « droit social fondamental » ne figure pas dans le témoin disponible ; elle ne lui est donc pas attribuée.