Ce qui est visé ici
Il ne s’agit pas de dire que tout jihad est combat, ni que le jihad signifie le déclenchement d’une guerre ou une conquête. Le témoignage disponible le présente comme un acte moral, pacifique ou défensif ; son sens ne se réduit donc pas au combat.
Ce qui est attribué à Shahrour
Le témoignage indique : « Il affirme que le jihad sur la voie de Dieu est, chez lui, fondamentalement un acte moral/pacifique ou défensif ; il ne signifie ni combat initié ni conquête. »
Explication de l’atlas
Cette affirmation distingue, dans les limites de sa formulation, le jihad du combat initié et de la conquête. Elle ne nie pas tout lien entre le jihad et le combat, mais récuse la réduction du premier au déclenchement de la guerre.
Conclusion
La fonction de cette particule dans la construction de l’argument peut se résumer ainsi : elle s’oppose à une lecture qui ferait du « jihad » le seul nom de la guerre initiée. Cette conclusion découle de l’opposition exprimée dans le témoignage ; elle ne constitue pas une définition détaillée et exhaustive de tous les usages du terme.
Question ouverte et limites
Le témoignage ne précise pas à lui seul les conditions du combat ni toutes les formes du jihad ; il ne suffit pas non plus, à lui seul, à établir l’affirmation plus forte selon laquelle le combat est une « forme particulière et limitée » du jihad. Cela requiert un passage source ou un témoignage explicite supplémentaire.
Liens de lecture
- Muhammad Shahrur, Assécher les sources du terrorisme
- Le jihad, le combat et la critique de la violence
- jihad
- combat
- Le combat licite est défensif et limité par l’objectif de liberté
Assécher les sources du terrorisme · Le combat licite est défensif et limité par l’objectif de liberté