Ce qui est attribué à Shahrur
Shahrur affirme : « 1 — Le Livre muhkam, c’est-à-dire l’ensemble des versets muhkamât, auxquels il a donné une définition propre : ils sont la Mère du Livre {PARMI EUX SE TROUVENT DES VERSETS MUHKAMÂT ; ILS SONT LA MÈRE DU LIVRE}. »
Il ajoute : « Les versets muhkamât sont l’ensemble des prescriptions qui sont parvenues au Prophète (p), et qui contiennent les règles de la conduite humaine : le “licite et l’illicite”. »
En distinguant les composantes de la Révélation, il déclare : « Le Livre est donc ce qui est venu intégralement entre les deux couvertures du muṣḥaf, tandis que le Coran en est la partie mutashâbih. » Cela implique que, dans sa terminologie, le muhkam et le Coran ne doivent pas être traités comme des synonymes.
Pour l’entrée détaillée : le muhkam ; et pour le contexte coranique sur lequel repose cette classification : Âl ʿImrân 7.
Explication de l’atlas
La page ne fait pas de la « Mère du Livre » et du « muhkam » des synonymes au-delà de la formulation établie par le texte : la Mère du Livre est l’ensemble des versets muhkamât, et le « Livre muhkam » est la désignation que Shahrur donne à cet ensemble.
Conclusion synthétique
Il résulte de cette définition que la question pratique, dans la lecture du muhkam chez Shahrur, n’est pas : l’énoncé est-il clair par lui-même ? Mais : le verset relève-t-il, dans sa classification, de l’ensemble des prescriptions qu’il appelle la Mère du Livre ? Il s’agit là d’une conclusion organisationnelle issue de l’articulation entre sa définition du muhkam et sa fonction dans les prescriptions, et non d’une définition ajoutée à son texte.
Question ouverte et limites des preuves
La présente page renvoie à des affirmations concernant le « tafsîl du muhkam » et l’ijtihâd, notamment le tafsîl du muhkam est un domaine de l’ijtihâd et le muhkam n’admet pas l’ijtihâd. Toutefois, les preuves fournies pour cette page ne permettent pas de trancher la forme de la relation entre le muhkam, l’ijtihâd ou le tafsîl ; il demeure donc nécessaire de se reporter aux pages de ces affirmations avant d’établir une position générale.
De même, la présence d’une critique du qiyâs dans le raisonnement analogique juridique ne s’applique pas aux récits coraniques ne prouve pas, au vu des éléments disponibles ici, qu’elle fait partie de la définition même du muhkam.
Parcours associés
Les listes suivantes conservent les liens de la page actuelle. Un lien ne prouve pas à lui seul que son contenu fait partie de la définition du muhkam ; les parcours qui nécessitent un examen indépendant ne tranchent pas la question ouverte de l’ijtihâd ou du tafsîl.
Définitions et relations directes
- Entrée commune : le muhkam
- Glossaire : le muhkam
- Le muhkam dans La Mère du Livre et son tafsîl
- Le muhkam dans Tarir les sources du terrorisme
- Âl ʿImrân 7
- La Mère du Livre désigne l’ensemble des versets muhkamât
- Le muhkam représente la Mère du Livre
- Le Livre et le Coran sont distincts
- Le muhkam et le mutashâbih ont chacun leur tafsîl
- La distinction entre le muhkam et le mutashâbih répartit méthodologiquement l’ijtihâd et le ta’wîl
Parcours connexes nécessitant un examen indépendant
- L’ijtihâd concerne les muhkamât
- Le muhkam n’admet pas l’ijtihâd
- Le tafsîl du muhkam est un domaine de l’ijtihâd
- Le tafsîl repose sur une distinction méthodologique
- La distinction entre le muhkam et le tafsîl
- La législation coranique requiert un tafsîl contextuel
- Les rites relèvent du tafsîl
- Réunir les versets pour comprendre le muhkam
- La lecture méthodique du texte réunit les versets et réorganise le tafsîl autour du ta’wîl
- Le tafsîl est le domaine de l’ijtihâd humain
- La mission prophétique est le domaine des prescriptions immuables
- La structure de la Révélation et un ta’wîl historique rigoureux empêchent la transformation de la religion en violence
- Le terrorisme est le produit d’une lecture historique rigidifiée
Affirmations proches
- Le raisonnement analogique juridique ne s’applique pas aux récits coraniques
- L’accusation d’emprunt au nestorianisme n’est pas établie
- Le raisonnement analogique juridique ne s’applique pas aux récits
- Les versets de la Mère du Livre expliquent les interdits
- Les versets du tafsîl expliquent les interdits
- L’attention portée au sens des textes
- Le ta’wîl a figé le mouvement de la connaissance
- Le ta’wîl est propre au mutashâbih
- Le ta’wîl est une cause de divergence
- La compréhension varie selon la problématique
- Le Coran est reclassifié structurellement
- La lecture contemporaine défait la médiation héritée de la tradition
- La nouvelle se transforme en information par le ta’wîl
- La lecture contemporaine exige une nouvelle méthode interprétative qui dépasse l’exégèse traditionnelle
- Le ta’wîl rationnel transforme l’invisible en une connaissance cohérente avec la réalité