Quelle est l’idée ?

Shahrur examine la distinction entre l’islam et la foi. Il fait de l’œuvre bonne l’un des piliers de l’islam et cite le verset d’Al-Ahqaf qui réunit la bonté envers les parents, la demande d’accomplir une œuvre bonne et la déclaration du locuteur : « Je suis du nombre des musulmans. »

Ce passage ne propose pas une définition générale de l’ihsan. Il emploie la bonté envers les parents comme exemple pratique pour préciser la place de l’œuvre bonne dans l’islam.

L’argument de Shahrur

L’argument se déploie en deux étapes :

  1. Le verset d’Al-Ahqaf mentionne la bonté envers les parents, la rectification de la descendance et l’œuvre bonne, puis se termine par l’appartenance aux musulmans.
  2. Le verset d’Al-Baqara cité par Shahrur distingue l’œuvre bonne de l’accomplissement de la prière et de l’acquittement de l’aumône légale.

Il en conclut que l’œuvre bonne relève de l’islam, tandis que les pratiques rituelles relèvent, dans sa terminologie, de la foi en la mission muhammadienne.

Source et preuve

  • Source : Muhammad Shahrur, L’islam et l’homme
  • Emplacement : chapitre II, « Qui sont les croyants ? », dans la section « Le sens de la foi à partir du Livre de Dieu »
  • Page : page PDF 56 de l’édition vérifiée par l’atlas
  • Témoignage : « Ce verset a associé à l’islam l’œuvre bonne représentée par la bonté envers les parents. »

Dans le même passage, Shahrur ajoute que l’œuvre bonne est un pilier de l’islam et non de la foi, puis la distingue de la prière et de l’aumône légale en tant que pratiques rituelles dans sa construction conceptuelle.

Limites de la preuve

Le passage établit que Shahrur considère la bonté envers les parents comme un exemple d’œuvre bonne et rattache l’œuvre bonne à l’islam. Il n’établit pas que « l’ihsan inclut le soi et autrui », n’identifie pas l’ihsan à l’œuvre bonne et n’affirme pas que toute forme d’ihsan produit la rétribution de la même manière.

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