Résumé de la thèse
Shahrur relie l’unité du texte à son origine linguistique quraychite, et fait de la différence de transmission orale, et non de l’origine de la Révélation, la source des divergences. Il refuse aussi la synonymie, et confère à la langue une dimension cognitive qui dépasse la seule rhétorique pour aller vers la maîtrise du sens et de la compréhension.
Les atomes fondateurs
- Le texte a été révélé en langue quraychite
- Le caractère quraychite de la langue arabe
- La Révélation s’est produite dans le dialecte de Quraysh
- Le dialecte de Quraysh est plus proche de l’éloquence
- La poésie préislamique témoigne d’une perfection linguistique antérieure
- L’arabe s’est développé progressivement, et non par saut brusque
- La Révélation a développé le savoir, et pas seulement la rhétorique
- Le but de la Révélation est d’élever la langue au rang de science
- La synonymie est à l’origine de la confusion dans l’héritage traditionnel
Place de l’appui dans le livre
Ces significations apparaissent au début du livre, dans le cadre du traitement de la collecte du mushaf et des lectures coraniques, puis dans la critique de la conception traditionnelle de la langue et du sens. Le contexte préislamique ajoute que la langue dans laquelle le texte a été révélé s’inscrit dans une longue histoire linguistique, et n’est pas née du vide.
Limites de la lecture
Cette formulation regroupe des questions linguistiques proches dans une même orientation, sans attribuer à l’auteur davantage que ce que disent les atomes mentionnés.