La thèse de Shahrur

Shahrur définit la choura comme la pratique de la liberté par un groupe humain : « La choura est la pratique de la liberté par un groupe humain au sein d’un certain cadre de référence. » Dans son exposé ultérieur, il affirme : « À partir de là, nous abordons le concept de choura en islam (la démocratie), afin de l’expliquer de manière ample et contemporaine, alors que nous sommes au début du XXIe siècle. Nous avons dit que la choura est la pratique de la liberté par un groupe de personnes au sein d’un cadre de référence cognitif, éthique, esthétique et coutumier. Le premier fondement de la choura est la liberté d’expression de l’opinion, avec l’existence de l’opinion et de l’opinion contraire, ainsi que l’égalité dans la liberté d’expression entre les opinions divergentes. »

Sur quoi repose la choura ?

Shahrur place la liberté d’expression au premier rang des fondements de la choura et l’associe à l’existence de l’opinion et de l’opinion contraire, ainsi qu’à l’égalité dans la liberté d’expression entre les opinions divergentes.

La dimension historique

Il ne présente pas la choura comme un modèle social et politique fixe ; il affirme plutôt : « Cela signifie que la choura adopte des formes historiques successives et qu’elle est soumise à l’évolution historique selon la structure de la société historique et son fondement cognitif au sein duquel cette choura est pratiquée. »

Limite de la lecture

L’extrait ne précise pas que le cadre de référence est constitutionnel ; il mentionne plutôt des cadres de référence cognitifs, éthiques, esthétiques et coutumiers. Il n’explique pas non plus, à cet endroit, des procédures constitutionnelles ou électorales spécifiques.

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