Ce qu’il faut entendre

Ce qu’il faut entendre, c’est que l’interdiction ne relève pas de la compétence de l’État, mais de celle de la religion. Quant à l’État, sa fonction est d’organiser et d’interdire par la loi dans l’espace public, non de déclarer les actes des gens licites ou illicites.

Structure de la particule dans l’atlas

  • Type d’argument : politique
  • Mouvement de l’argument : distingue la fonction de la religion de celle de l’État dans l’espace public.
  • Termes centraux : l’État, l’interdiction, la loi, l’espace public.
  • Degré de centralité : central.

Elle délimite le domaine de l’État comme étant organisationnel et non doctrinal, et l’empêche de revendiquer une autorité religieuse sur les consciences, établissant ainsi la différence entre le droit civil et le jugement cultuel.

Liens utiles pour la lecture

Appui

  • Texte d’appui : « Car la religion interdit, ordonne et défend, tandis que l’État organise et interdit et ne possède pas le pouvoir d’interdire ».

Localisation de l’appui dans le livre

  • Livre : l’Islam et l’homme.
  • Emplacement : au début du livre
  • Type d’appui : témoignage proche.
  • Indice de vérification : la religion interdit… tandis que l’État ordonne, défend et interdit
  • Note de lecture : cet emplacement convient comme appui parce qu’il distingue directement ce que fait la religion de ce que fait l’État, et affirme que l’interdiction ne relève pas de la compétence de l’État.

Degré de documentation

  • Niveau : directement documentée
  • Sens du niveau : la particule s’appuie sur un témoignage explicite, proche de la formulation de la thèse.
  • Limites de lecture : la formulation ci-dessus est un résumé analytique et ne doit être traitée comme une citation littérale que si le témoignage est rapporté textuellement.

Sa fonction dans le livre

Sa fonction ici est définitionnelle ; elle précise un sens ou une distinction conceptuelle sur laquelle Shahrur s’appuie pour construire l’idée.

Se rattache à

Note éditoriale

Cette particule met une limite à la domination de l’État sur le sens religieux.