L’argumentation du livre s’organise autour de l’idée que La compréhension de l’islam exige de partir du Coran par une méthode de récitation ordonnée qui établit la distinction entre les termes est l’entrée nécessaire pour reconstruire les concepts religieux en dehors de l’accumulation patrimoniale. À partir de cette entrée, l’islam offre un cadre de valeurs humain, plus large que l’appartenance confessionnelle particulière et l’islam précède historiquement et conceptuellement la spécificité du message muhammadien proposent une conception qui fait de l’islam un horizon humain général, plus vaste que l’appartenance rituelle particulière. Cette conception se traduit aussi, dans la pratique, par la liberté et les valeurs humaines qui constituent le critère de l’islam et le fondement de la résistance à la tyrannie et l’État civil qui régule l’espace public par le droit et non par l’interdiction religieuse, puis il est approfondi, sur le plan moral et conceptuel, à travers la distinction entre le péché, la mauvaise action et la faute, qui répartit la responsabilité entre le pardon, la réforme et l’obstination et la relecture des notions de loyauté, de mécréance et d’associationnisme sur une base axiologique et non identitaire.