Ce parcours lit, chez Shahrur, les récits coraniques comme un espace de leçon et de dévoilement des lois, non comme un réservoir direct de prescriptions juridiques. Il est donc lié à l’être humain, à l’histoire, à la liberté et à l’injustice, sans pour autant devenir une philosophie générale de l’histoire détachée du texte.

Dans ce chapitre apparaissent la lecture que fait Shahrur du récit d’Adam, des récits des prophètes, des israélismes, de l’abrogeant et de l’abrogé, ainsi que de la relation de l’être humain à l’histoire. Le centre du parcours est la fonction des récits : ce qu’ils enseignent au lecteur sur l’action humaine et les lois, et non ce qu’ils ajoutent au chapitre du licite et de l’illicite.

Question du parcours

Comment Shahrur utilise-t-il les récits coraniques pour comprendre l’être humain et l’histoire sans les transformer en source directe de législation ?

Réponse courte

Shahrur estime que les récits coraniques ne sont pas un réservoir direct de prescriptions, mais un espace de leçon, de dévoilement des lois et de compréhension de l’action humaine dans l’histoire. Ainsi, chez lui, on ne lit pas l’histoire de Joseph, d’Adam ou de Noé pour en extraire une règle juridique toute faite, mais pour comprendre les lois de l’injustice, de la destruction, du choix et de l’issue. Le récit enseigne comment l’être humain agit dans l’histoire, et non comment se construit chaque norme de législation.

Résumé en trois points

  • Les récits servent à la leçon et au dévoilement des lois, non à la législation directe.
  • L’être humain y apparaît comme un acteur responsable au sein de l’histoire.
  • Les israélismes sont rejetés lorsqu’ils brouillent la fonction du récit coranique.

Exemple rapide

Le récit de Joseph, par exemple, ne devient pas chez lui un chapitre juridique autonome, mais un espace pour comprendre la leçon, les lois et la manière dont l’être humain gère l’épreuve et le pouvoir. La question de ce parcours diffère donc de celle du fiqh : non pas « que juge-t-on ? », mais « que comprenons-nous de l’être humain et de l’histoire ? »

Avant ce parcours

Entrée

Nœuds du parcours

Versets proches

Après ce parcours

Ce parcours se relie à Les fondements du fiqh et la critique du fiqh patrimonial du point de vue du refus de faire du récit une source de jugement, et à Le jihād, le combat et le terrorisme du point de vue de l’effet du récit muhammadien dans la lecture de la violence.

Où se situe ici le désaccord ?

Le point de désaccord est que la réduction de la fonction normative des récits peut paraître à certains lecteurs comme un éloignement du récit par rapport au fiqh, alors que Shahrur considère que sa force réside dans le dévoilement de la leçon et des lois, non dans la production d’une règle directe.

Dans l’atlas