La femme et la famille entrent dans l’étude des droits de l’homme parce qu’elles mettent à l’épreuve l’ensemble du parcours dans les relations quotidiennes : la qiwâma, le vêtement, le mariage, le divorce, la parenté et la tutelle. Ici, la simple formule de la liberté ne suffit pas ; il faut que le lecteur voie comment la liberté et la dignité agissent au sein d’une relation sociale et juridique.
Résumé de cette page : le dossier de la femme et de la famille est une étude de cas décisive dans le parcours, et non un appendice secondaire. Ce qu’il confirme avec force, c’est l’orientation de Shahrur vers l’égalité, le consentement, le contrat et la déconstruction de l’autorité masculine absolue. Ce qu’il ne confirme pas à lui seul, c’est un système complet de protection juridique contre les violences familiales ou tous les détails de la non-discrimination.
Où commence la question ?
Elle commence par la femme et par la femme, le vêtement et la qiwâma. Dans ces deux endroits, la femme apparaît comme une partenaire humaine dans l’égalité, la famille et les droits, et non comme l’origine du péché ni comme un simple objet de vêtement.
Non-discrimination
L’appui interne le plus proche de la non-discrimination est le dossier de la citoyenneté et de l’égalité : la citoyenneté repose sur la loi et l’égalité. Et dans le dossier de la femme, l’égalité apparaît directement dans le message muhammadien fonde l’égalité entre les sexes.
Point d’examen : l’égalité passe d’un principe général à des questions précises : la qiwâma, l’héritage, le testament, le divorce et la tutelle. Ainsi, l’égalité ne se lit pas ici comme un slogan séparé de la famille, mais comme une épreuve au sein de dispositions et de relations déterminées.
Lire aussi : les restrictions contemporaines contredisent l’égalité, car cela fait passer la question de l’égalité abstraite aux droits politiques, civils et humains.
Consentement et contrat
La famille, le contrat et la parenté offre une entrée importante, car la famille n’y apparaît pas seulement comme un lien biologique. Elle apparaît comme un réseau de prise en charge, de contrat et de droits réciproques. Dès lors, le mariage devient un pacte, le divorce un droit encadré, et les relations familiales un domaine d’engagement et non de possession.
Lire aussi :
- le mariage
- le nikâh
- le divorce
- la famille passe de la biologie à la prise en charge, au contrat et aux droits
- le mariage est un pacte solennel
- la femme a le droit de demander le divorce dans le message muhammadien
Tutelle et qiwâma
La tutelle a désormais une page indépendante : la tutelle, la qiwâma et les limites du pouvoir familial. Chez Shahrur, la qiwâma est une fonction de compétence, de dépense et de gestion, et non un privilège masculin absolu. Elle se lit donc comme un indice pour examiner la tutelle, et non comme un substitut : s’agit-il d’un pouvoir sur la personne, ou d’une responsabilité susceptible d’être contrôlée ?
La limite de l’examen ici est que la page sur la tutelle ne prétend pas trancher tous les usages de la tutelle chez Shahrur. Sa fonction est d’empêcher la confusion entre la qiwâma en tant que fonction, et la tutelle en tant que pouvoir ou relation d’allégeance et de responsabilité.
La violence au sein de la famille
Le dossier de la violence familiale, dans cette version, se lit sous un angle précis : la lecture de Shahrur de la sourate 4, verset 34, permet-elle de légitimer l’atteinte corporelle ? Les lieux internes les plus proches sont la qiwâma, la frappe et les femmes 34. Ces pages lisent la frappe comme une mesure portant sur la qiwâma ou comme un retrait de celle-ci, et non comme une violence physique.
Point d’examen : cette lecture coupe court à toute justification des mauvais traitements, mais elle ne suffit pas à elle seule pour construire un système de protection contre la violence familiale. La protection juridique et sociale reste donc une question en dehors des limites de cette version, et non un résultat établi.
Le témoignage utile ici : la frappe dans le verset des femmes est un retrait de la qiwâma. Sa force est d’enlever toute légitimité à la violence physique ; sa limite est de ne pas construire à elle seule un système complet de protection contre la violence.
Son impact dans l’étude des droits de l’homme
Cette page fait du dossier de la femme et de la famille une étude de cas et non un appendice. Son résultat pratique :
- Il existe une matière solide pour lire l’égalité et la non-discrimination.
- Il existe une bonne matière pour lire le consentement, le contrat et les droits réciproques.
- Il existe une matière prudente sur la qiwâma, la tutelle et les limites du pouvoir.
- Il existe une matière qui interdit de justifier la violence physique, mais elle ne suffit pas pour une théorie complète de protection.
- La femme et la famille conviennent donc comme test principal de l’horizon des droits, et non comme preuve unique de son achèvement.