Sens immédiat
Ces témoignages ne suffisent pas à définir le terme de manière générale pour tout État non religieux. Ils présentent toutefois une formulation précise de la fonction de l’État : garantir les droits et les libertés des citoyens sur la base de l’égalité, et organiser les affaires publiques. La ligne de démarcation mise en évidence par le texte est que l’État « organise et empêche », mais ne détient pas le pouvoir d’interdire.
Pour le suivi terminologique : l’État civil et l’État civil.
Ce qui est attribué à Shahrur
Shahrur distingue le domaine de la religion de celui de l’État : « La religion interdit, ordonne et défend, tandis que l’État organise et empêche, sans détenir le pouvoir d’interdire. »
Dans sa description de la mission de l’État civil, il l’associe à la garantie des droits et libertés de tous les citoyens, ainsi qu’à l’égalité entre eux dans les droits et les devoirs, quelles que soient leurs nations et nationalités. Il relie également la citoyenneté à la relation juridique et économique entre les membres de la société, et fait de la loyauté nationale une loyauté envers la loi en vigueur et appliquée à tous.
Pour lire les passages des ouvrages : L’État ne détient pas le pouvoir d’interdire, La citoyenneté est la plus haute des loyautés dans l’État civil, et L’État civil dans Le Coran dans la pensée contemporaine.
Explication de l’atlas
Le centre réunit deux dimensions établies par les témoignages : une dimension institutionnelle, qui est la garantie des droits, des libertés et de l’égalité entre les citoyens ; et une dimension fonctionnelle, qui consiste à limiter l’action de l’État à l’organisation et à l’empêchement. En tant qu’explication circonscrite de l’atlas, et non comme une affirmation littérale supplémentaire de Shahrur, ce rapprochement se limite à montrer que l’interdiction n’est pas un instrument que l’État possède dans son administration des citoyens ; il n’en déduit pas une règle générale quant à la place de la croyance religieuse dans la vie des individus.
La relation suivante aide à suivre cette articulation : L’État civil organise l’espace public par la loi et la citoyenneté sans détenir le pouvoir d’interdire. Cela se rattache également à Les droits de l’homme, les droits des personnes et les droits publics.
Inférence synthétique
Si les témoignages sont réunis, la loi commune et l’égalité entre les citoyens constituent le mécanisme de l’appartenance politique au sein de l’État, par opposition à la transformation des différences religieuses ou nationales en fondement de discrimination ou en fondement d’un pouvoir d’interdire. Il s’agit d’une inférence explicative de la structure du texte, non d’une définition littérale supplémentaire de Shahrur.
Parcours relationnels existants : L’État civil repose sur l’obéissance à la loi, L’État civil protège la liberté d’opinion, et La légitimité politique provient de l’allégeance humaine, non d’une délégation religieuse.
Question ouverte et limites des preuves
La présente page renvoie au pluralisme, à la séparation des pouvoirs, à la liberté constitutionnelle et à la consultation. Toutefois, cet ensemble ne fournit pas de témoignage littéral direct établissant la place de chacun de ces éléments au sein même de la définition de l’État civil ; ces liens demeurent donc des pistes de renvoi et d’examen, et non des éléments définitionnels tranchés ici.
Liens supplémentaires
Occurrences du concept dans les ouvrages : L’État civil dans L’État et la société.
Relations générales et parcours associés : Les relations générales.
Assertions sourcées supplémentaires : L’islam est une loyauté envers les valeurs humaines, La citoyenneté repose sur la loi et l’égalité, La citoyenneté est une loyauté envers la patrie et la loi, La loyauté transnationale est religieuse et individuelle, La loyauté nationale préserve l’identité, L’islam des valeurs se traduit politiquement et moralement par la liberté, la citoyenneté et la résistance à la tyrannie, L’État civil régit l’espace public par la loi, non par l’interdiction religieuse, L’islam humaniste est refondé coraniquement comme un système de valeurs, de liberté et de citoyenneté dépassant l’identité, La légitimité politique provient de l’allégeance humaine, L’État civil dans la mission muhammadienne tire sa légitimité des humains et gouverne par la loi, Les nations se définissent par le comportement et la langue, La mission muhammadienne a inauguré l’ère des villes, L’histoire tend vers le pluralisme, La liberté est encadrée par la Constitution, La liberté, la consultation et la démocratie, La liberté et la science sont jumelles, L’État civil suppose le pluralisme et la séparation des pouvoirs, L’État civil repose sur le pluralisme, L’État civil repose sur les droits et les libertés, L’État civil protège les droits, L’État civil est responsable des droits publics, L’État civil repose sur l’obéissance à la loi, Les missions prophétiques organisent la coexistence et les droits, La charia divine et les lignes générales, Le peuple américain rassemble de multiples nationalités et nations, Le peuple français s’intègre dans un seul État, Le peuple comprend la nationalité et la nation, La consultation constitutionnelle possède des référents multiples, La consultation signifie la liberté démocratique, La consultation repose sur le pluralisme, L’injustice est un acte conscient et délibéré, et La loi organise la pratique dans le cadre de la Constitution.